lundi 12 juin 2017

Bannière numéro 46

Mea culpa ! Une publication bien tardive pour cette bannière de juin, pourtant cella fait bien longtemps qu'elle est prête...  Petit clin d’œil à Ulysse 31 et à Nono le petit robot, mes plus proche comprendront le clin d’œil ;).


samedi 27 mai 2017

Neyef












Romain Maufront, alias Neyef est naît en 1984. 
Il passa la majorité de son enfance en Allemagne où il a commencé à dessiner en recopiant les personnages de Dragon Ball. 










Après un bac S, il étudie quatre ans à l’école d’arts appliqués Pivaut de Nantes. 
Il collabore ensuite au fanzine Le Chakipu. Son univers est un mélange de vieux dessins animés, de monstres de S.F., d’Hawaï… Il aime ce qui est kitsch et étrange… 










Ses influences premières se trouvent chez Mike Mignola (Hellboy), Eiichiro Oda (One Piece) et d’Alice au pays des merveilles (de Lewis Carroll) mais, par dessus tout, son amour pour les gravures du XIXe siècle se ressent dans son trait, il aime d’ailleurs beaucoup traiter le noir et blanc lorsqu'il dessine. 












Rapidement, Neyef met un trait anguleux et agressif dans ses albums, et des ambiances tordues peuplées d'anti-héros torturés. Neyef a commencé à travaillé chez Ankama, c'est à partir de là qu'il colaborera souvant avec Run. 
Neyef a un véritable attrait pour les anti-héros, les crétins, les débiles, il préfère ce qui est méchant à ce qui est gentil,enfin dans son travail... 







Fan de Warhol et de ses sérigraphies, Neyef utilise des couleurs qui contraster avec la noirceur de ses récits. 
Il crée des harmonies de couleurs bien sympa sur ses planches quitte à changer l'apparence colorimétrique d'un personnage qui deviens comme plongé dans une atmosphère particulière. 
En fait, il utilise surtout des couleurs froides pour commencer, qui évoluent vers des couleurs chaudes en fonction de l’état psychique du héros. 

















J’apprécie ses choix de colo', qui le rapproche d'un style rétro, un peu comme s'il faisait du new pulp, ce qui cadre trait bien à l’ambiance du label 619 (ceux par qui j'ai pu me pencher sur le bonhomme). 






South Central Stories est l'album que je préfère de Neyef (sans avoir lu sa story dans le Doggybags numéro 5). En trois actes le scénario et l’ambiance sont renforcés par la thématique du blues. 
Il a fait un bon travail de recherche pour rythmer ses dialogues et structurer son histoire. inspiré par l'univers grindhouse de Planète terreur pour l'utilisation de couleurs saturées dans cet album, j'ai hâte de voir ses divers projets voir le jour. 
















En espérant qu'il construise un scénario et une ambiance qui se tienne aussi bien que dans South Central Stories, Neyef devrais avoir de beaux jours devant lui en touchant à divers univers comme le Polar, le whites trash américain, les western et pleins d'autres.